Plus de 150 exposants dont 14 pays africains ont pris part mardi au 1er Salon Import-Export Inter Africains (IMPEX 2021), organisé au Centre international des conférences (CIC) à Alger, dans l’objectif de permettre aux opérateurs économiques du continent de saisir les opportunités offertes en matière d’échanges, de partenariat et d’investissements.

Inauguré par le SG du ministère du Commerce, Redouane Allili, ce Salon qui se tiendra jusqu’au jeudi 27 mai, s’inscrit dans le cadre de la continuité et de l’accompagnement des accords douaniers Interafricains portant sur la création de la Zone de Libre Echange continentale africaine (ZLECAF).

Pour sa première édition initié dans le contexte de la pandémie du Covid-19, le Salon a accueilli les représentations commerciales et les conseillers économiques des ambassades africaines en Algérie, tandis que la participation nationale était constituée de plus de 80 entreprises activant dans divers secteurs.

Selon les organisateurs, le 1er Salon Import- Export Inter Africains vise notamment à promouvoir la production des différents pays africains et à soutenir l’exportation.

Cet évènement a pour objectif aussi de développer et de renforcer les échanges interafricains, en regroupant l’ensemble des entreprises du continent de manière à mettre en valeur les potentialités et la qualité des produits pouvant bénéficier d’exonération des droits de douane dans le cadre de la Sone de libre échange africaine.

A cette occasion, M. Allili a affirmé que la Zone de libre échange continentale va transformer l’Afrique, invitant les entreprises algériennes à saisir cette “véritable opportunité” pour développer des échanges commerciaux avec les pays africains et à profiter des facilitations accordées en matière de taxes douanières.

Le directeur général du Commerce extérieur auprès du ministère du commerce, Khaled Bouchlaghem a souligné, pour sa part, que “l’objectif de la ZLECAF est de réaliser l’intégration africaine et d’arriver à imposer un tarif douanier commun pour tous les pays africains”.

“Pour arriver à une intégration africaine, il faut tout d’abord que la matière première soit transformée et commercialisée en Afrique avant d’être exportée”, a-t-il plaidé.

A ce propos, M. Bouchlaghem a rappelé que l’objectif de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) vise l’instauration d’une union douanière et la mise en place d’un tarif douanier africain commun, et ce, comme étape indispensable pour la réalisation de l’intégration africaine.

“Le marché africain représente une population de plus d’un milliard et demi d’habitants (54 Etats) et dispose d’un Produit intérieur brut (PIB) combiné de plus de 3000 Milliards de dollars”, a-t-il également fait savoir.

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